Le mot du Président

 

Crédit photo : C.C

 

16 décembre 2011

Ca y est ! Tout est au rendez vous :

inquiétude, coup de gueule, stress. Intox ! Tentative de résistance devant la pression des distributeurs dont le but est de faire baisser nos tarifs au possible. 

Enfin quoi, rien de bien nouveau, du déjà vécu, un vrai mois de décembre, digne des précédents si ce n’est une situation économique compliquée, rabachée à grand renfort par les médias. 

Mai aussi notre production dont chacun en connaît l’état et à laquelle nous devons faire face financièrement. 

Et pourtant, les huîtres pour Noël font partie intégrante des festivités. C’est dans ce moment là qu’il est permis d’espérer, c’est dans l’esprit même de Noël. 

Nous avons encore des huîtres à expédier. Elles sont, comme toujours, de bonne qualité ; sachons en tirer au mieux le profit nécessaire à l’évolution de nos exploitations, petites, moyennes ou grosses, la peine étant la même pour tous ! Nous avons toujours su nous adapter à ces problèmes de production, de commercialisation, de territorialisation. 

Je vous souhaite de bonnes ventes au détail, des expéditions au mieux, du courage. 

et un Joyeux Noël à tous. 

Votre Président du CRC Poitou Charentes
Gérald VIAUD

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20 septembre 2011

Lire le rapport moral du président du Conseil du 20 septembre 2011 cliquant ici

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19 avril 2011

VOLS D’HUITRES

 La pêche sur l’estran reste interdite à moins de 25 mètres des parcs ! Le comportement inadmissible d’une certaine catégorie de pêcheurs, soi disant récréatifs, décrédibilise la vraie pêche récréative qui doit être un moment de détente et de découverte mais certainement pas un acte de vol, comme le démontre encore cet énième rapport de patrouille du garde juré du Comité Régional de la Conchyliculture (garde assermenté). 

« Le dimanche 17/04/11, de 9 h00 à 12 h 00

Lieu d’intervention : Saint Trojan

 Sur zone vers 9h00, je vois un homme dans le parc de M. Videau en train de remplir un seau et un panier. Lorsqu'elle m'aperçoit, la personne s'écarte d'une dizaine de mètres de la parcelle en question. Je l'interpelle et pèse le contenu du seau : 9.80 kg et 11.450 kg pour le panier. Je fais tout vider et l'invite à quitter sur le champ la zone.
Pendant ce temps, un groupe d'une trentaine de personnes s'est formé autour de ce parc et du parc voisin appartenant à M. Dupuy, et le nombre continue de croître. Je fais sortir tout le monde mais les gens restent à peine à vingt mètres des parcs. Je poursuis mon contrôle plus Sud d'environ cent mètres quand je me rends compte que des personnes sont de nouveau dans ces deux parcs. Je retourne alors sur place et leur demande de sortir. Une femme m'interpelle en me disant qu'il est inadmissible que je les empêche de ramasser des huîtres dans le seul endroit où il y en a !
Je décide de rester toute la marée devant ces deux parcs pour éviter leur pillage par une bande fortement grossie de soixante personnes en fin de marée. Je rentre à Ors vers 12h00. »

 Il fut un temps dans l’histoire du littoral où les habitants allaient pêcher pour se nourrir. Aujourd’hui, si les camping cars et voitures remplissent leurs coffres, ce n’est sûrement pas pour la même raison. 
J’attire une nouvelle fois l’attention de tous et des services de l’Etat, sur le respect des biens et du travail d’autrui. La conchyliculture est un noble métier qui actuellement subit des dommages et n’a certainement pas besoin d’ajouter à cela le vol effectué par des gens peu scrupuleux !

 Le Président
Gérald VIAUD

5 avril 2011

Permis de navigation - Sécurité des navires

Les vols d'huîtres continuant, des contrôles déjà existants vont se renforcer.

Ainsi, j'attire l'attention de tous sur la réglementation qui nous donne accès au Permis de Navigation.

Bon nombre d'entre nous semblent n'être plus tout à fait à jour, et, pour cela, voient leur autorisation suspendue.

Il est impératif de répondre à ces obligations :

  • être à jour de la visite médicale,
  • renouveler le matériel de sécurité quand cela s'avère nécessaire,
  • être à jour des cotisations ENIM,
  • pouvoir produire l'attestation d'assurance des navires

Vous souhaitant bonne réception de ce rappel à la réglementation

Meilleures salutations à tous

Le Président
Gérald VIAUD

25 février 2011

Message adressé au bureau du CRC lors de la réunion plénière du 15 février 2011.

Mesdames, Messieurs, je voudrais avant toute chose faire le point sur les 9 mois qui ont suivi l’élection et la mise en place de ce bureau.

L’année 2010 a été, à tous égards, une année exceptionnelle, une suite ininterrompue d’événements plus graves les uns que les autres

-Tempête Xynthia
- Fermeture du Bassin
- Continuité de la surmortalité
- Baisse des productions
- Baisse des volumes commercialisés

Avouons que cela fait quand même beaucoup à supporter pour la profession !

Ainsi 2011 aura été ce que j’avais annoncé lors de mon élection : une année complète de gestion de crise, ponctuée d’une série incessante de réunions d’urgence

J’ai assisté à

- Plus de 300 réunions, seul ou accompagné
- Une douzaine avec le CNC à Paris
- Deux déplacements au parlement européen à Bruxelles
- Un voyage au Japon pour tenter de reproduire ce que la profession avait déjà fait 1970
- Plus de 17.000 km en voiture (et janvier a bien commencé avec 3.000km) sans compter de nombreux déplacements en train, seul ou avec certains d’entre vous.

Tout cela principalement dû aux événements que je viens de citer. Et je tiens à remercier chacun d’entre vous qui a donné son énergie sans compter pour contribuer à faire avancer les choses.

Un ensemble d’actions ont été entreprises :

Le plan de relance et de réensemencement qui a connu des difficultés et n’a pas donné entière satisfaction.

L’aide aux entreprises : 500 dossiers ont été déposés et réputés recevables. Là encore, cette aide n’a pas donné entière satisfaction à tous et des ostréiculteurs n’en ont même pas déposé.

Concernant les huîtres du Japon, il s’agissait là d’une volonté forte des professionnels, déçus par un manque de réactivité de la part des scientifiques d’Ifremer

La diversification vers d’autres coquillages a été largement explorée. Mais des études de zone sont rendues nécessaires et bientôt, nul ne saura plus à quel organisme s’adresser dans le labyrinthe administratif.

Les Assises nationales de la conchyliculture, qui ont débuté en juin pour se clore en septembre, ont été une bonne initiative. Ce sont ainsi 50 préconisations qui ont abouti sur la table ministérielle de Bruno Le Maire.

- 10 sont reprises ou en cours
- 33 n’avancent pas
- 7 sont impossibles

Seules 20% des actions sont engagées ; celles qui sont en route avaient un caractère obligatoire dans le décret de 83.

Qu’elles soient grandes ou petites, nos entreprises exigent de nous une forte réactivité. Car d’elle dépend notre trésorerie.

Mais trop d’autorisations, trop de complications entravent notre dynamisme. Malgré l’action et l’engagement de nos services locaux, d’autres services, parisiens pour ne citer qu’eux, adoptent une attitude frileuse et se retranchent derrière un abus de dispositifs réglementaires en brandissant Bruxelles comme fléau législatif sans que cela ne soit toujours fondé.

Notre ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, en déplacement à Royan rappelait dernièrement à ce propos : ce n’est pas Bruxelles qui pose problème, mais plutôt nos propres services d’état, ainsi que certains organismes qui veulent se montrer les meilleurs de la classe.

Certes, les milliers de textes de lois accompagnés de leur cohorte de décrets sont utiles, mais l’appréciation et l’interprétation que l’on en fait, font souvent des dégâts irréversibles. Et à ce tableau, j’ajouterai les dommages causés par la guerre que se livrent entre eux les services de l’état, triste avatar de la R.G.P.P. justement soulignés par les Conseils Economiques Sociaux et Environnementaux.

Pourtant, il faut continuer d’affirmer notre place dans le territoire et de faire évoluer le C.R.C. Car je crains que, face à ce que je crois voir, à savoir,  un désengagement de l’état, un ensemble de durcissements réglementaires, administratifs, sanitaires et environnementaux, le projet de création du Parc Naturel Marin, Natura 2000, les réserves d’oiseaux contrôlées par la L.P.O, les Marais de Brouage et Seudre, peut-être même un parc national - et j’en passe - le rôle du C.R.C sera de plus en plus important pour la défense des intérêts de la profession.

D’ores et déjà, le C.R.C. va devenir un Centre de Formalité des Entreprises, signifiant ainsi que le recensement des exploitations sera de notre responsabilité.

Mais en dépit de tous ces problèmes qui perdurent, 2011 va devoir forcer l’allure. Des commissions ont été mises en place, des présidents, des vice-présidents ont été nommés, il faut dès aujourd’hui les faire travailler et agir et réactualiser les comités de banc.

2011 sera l’année des 3 R. Réduction budgétaire, Rigueur, Relance

C’est un défi incontournable qu’il nous faudra assumer. A nous de faire avec et de nous adapter

Réduction budgétaire d’abord : entendu partout dans les collectivités et chez nous : moins de tonnage signifie moins de cotisations et donc moins de capacité financière.

Rigueur ensuite: moins d’argent, moins de disponibilité. Toute dépense doit être justement évaluée pour qu’1€ dépensé soit 1€ utile

Relance enfin qui dépend en partie de notre responsabilité. A nous de mieux communiquer pour mieux vendre, de provoquer la demande sur nos produits à valeur ajoutée. Mais aussi de récupérer les huîtres sur les parcs abandonnés et sur les gisements.

En période de crise, on achète de l’or et des diamants (c’est bien connu). Alors les huîtres, label ou pas, on les vendra,  grâce à notre obstination, à notre persévérance et à notre capacité d’adaptation.

L’essentiel est de reprendre confiance en nous d’abord, et en nos produits ensuite.

Tout problème contient en lui-même les graines de sa propre solution. Nous sommes à l’aube d’un changement de société ; nos modes de production, de consommation, de comportement évoluent rapidement : sachons nous adapter à ce monde en mouvement, nous en avons la capacité.

 Nous avons toujours notre place sur le territoire et dans la société. Plus que jamais, nous devons nous accrocher.

Voilà Mesdames, Messieurs, comment je voulais commencer cette réunion. Je vous remercie.

Le Président
G. VIAUD

 23 septembre 2010

Depuis les élections de la SRC Poitou-Charentes, six mois sont déjà passé. Qu'en est-t-il ? Quel a été le travail effectué à la SRC par les élus et les administratifs ?

Je ne vous cacherai pas que le travail que je qualifierais de normal dans une situation normale a été complètement chamboulé.

1/Mortalités : La priorité de la Section Régionale pendant toute cette période a été de mobiliser dans les plus brefs délais les aides permettant de faire face à la crise des mortalités qui s'est malheureusement installée. Même si ces aides ne sont toujours pas satisfaisantes elles ont au moins le mérite d'exister et, sans elles, bon nombre d'entre nous auraient déjà fermé la porte. Aussi, croyez-moi, les dicussions ont été dures et les positions fermes, aussi bien de la part des professionnels que des politiques et des services de l'Etat.

2/Xynthia :  Si la répétition des mortalités était prévisible, Xynthia n'était pas prévue dans l'emploi du temps. Le nombre des réunions de concertation entre assurances, experts, banques, services de l'Etat n'est plus à compter. Tout le monde là aussi a été mobilisé mais le règlement définitif de ce sinistre est loin d'être achevé, et pas un jour ne passe sans qu'il faille faire preuve de vigilance sur des dossiers qui posent encore problème.

3/La fermeture du bassin du 19 mars au 02 avril a accentué nos difficultés financières. Pâques représentait un moment important de notre fin de campagne. les entreprises devaient réaliser les dernières ventes avant l'été. Cela nous a échappé dans un contexte déjà particulièrement défavorable.

Malgré cette accumulation, nous avons continué de faire avancer le bateau Poitou-Charentes sans s'étendre et pleurnicher sur notre malheur.

"Après la pluie, le beau temps" écrivait la Comtesse de Ségur. C'est sur les pistes d'avenir que la SRC travaille d'arrache pied aujourd'hui.

Premier temps : nous avons obtenu la reconduction des aides du Gouvernement avec l'engagement du Ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Cela constitue un premier motif de satisfaction même si la circulaire d'application demande encore beaucoup de discussions.

Deuxième temps : 3 pistes d'avenir ont été identifiées :

A/ huîtres d'écloseries issues de souches R : disponibles à partir de mi-septembre / début octobre suivant le résultat des écloseries. Rien est garanti mais c'est à prendre en considération.

B/ huîtres du Japon : j'ai reçu le 29 juillet l'Ambassadeur du Japon par le biais de notre Député local Didier Quentin, Président du groupe des relations Amitié France/Japon. Cette rencontre a permis de nous faire connaître et avait pour but de renforcer la piste nationale CNC de recherche d'approvisionnement, comme en 70, en naissains une à une, collées ou mères pour réensemencement.

C/ Les huîtres de l'estuaire de la Gironde : une première visite associant deux professionnels, les Affaires Maritimes et l'Ifremer a été effectuée le 12 août pour évaluer les gisements sur la partie découvrante des rochers. Des milliers de tonnes d'huîtres dépourvues de mortalités se sont présentées à nos yeux.

Le 17 août, un deuxième prélèvement a été effectué sur les gisements naturels en eau profonde comme il y a quelques années. A chaque levée, 4 à 5 mannes d'huîtres dans la drague ; pas de mortalités !!!

Ce qui laisserait espérer de regarnir les parcs... si toutefois nous arrivons à lever les barrières administratives et sanitaires ?

Voici rappelées les trois pistes les plus sérieuses et les plus immédiates. La quatrième qui concerne la sélection de familles résistantes en vue d'un réensemencement contrôlé du milieu est un travail de plus longue haleine qui ne doit pas être négligé.

La collecte de tout ce qui est sur les chantiers, parcs abandonnés ou délaissés aussi.

Pour l'heure, nos stocks sont en baisse. Le volume commercialisable est estimé entre moins 30 et moins 50 %. Le seul palliatif est une meilleure valorisation de nos produits.

La marque Huîtres Marennes Oléron est là pour y répondre et doit servir de locomotive à toute la production charentaise. L'IGP, les labels rouges font que tout cela est possible.

La diversification n'est pas ce qui nous fera devenir riche mais pourrait nous apporter le minimum nécessaire, le petit plus qui nous maintiendra la tête hors de l'eau.

C'est dans l'inquiétude et dans l'interrogation que se sont déroulées les assises régionales de la conchyliculture le 14 septembre. Beaucoup en est attendu. Une restitution se fera les 30 et 1er octobre au niveau national en vue d'une présentation à Monsieur le Minsitre de l'Agriculture et de la Pêche le 11 octobre pour d'éventuelles orientations dans le cadre de la Politique Commune des Pêches (PCP) à Bruxelles. Ne nous y trompons pas, notre avenir en dépend.

Notre métier en dents de scie est pertubé aujourd'hui par des problèmes que nous ne maîtrisons pas. Malgré cela, à chaque crise, nous avons su rebondir. J'ai une confiance absolue dans le courage de toutes les femmes et les hommes de notre profession. Ce n'est pas demain la veille que nous baisserons le pavillon. Alors faisons face avec ce qui nous caractérise très fortement : Courage, ingéniosité et persévérance.

Le Président
Gérald VIAUD